La beauté et la simplicité de cet objet m’ont frappé. Sa légèreté et sa forme la rendent idéale à prendre en main, même pour les novices. Depuis le jour où je l’ai découvert, dans cette belle véranda à Kikugawa, elle est devenue mon compagnon de tous les jours, à la maison comme en voyage à travers les plantations et les jardins.
Une kyūsu d’artisanat traditionnel japonais
Cette théière à poignée latérale (yokode-kyūsu) appartient à la grande tradition du Banko-yaki (萬古焼), un artisanat reconnu et protégé, originaire de Yokkaichi, dans la préfecture de Mie.
Elle est réalisée à l’atelier Nankei Seitoen (南景製陶園), réputé pour la justesse de ses formes et la qualité de ses cuissons.
Le Banko-yaki est historiquement lié à la préparation du thé : son argile, riche en fer, offre une excellente résistance thermique et une interaction subtile avec l’eau, recherchée pour les thés verts japonais.
Argile, cuisson et finition
Cette kyūsu est façonnée dans une argile Banko ferrugineuse, puis cuite selon un procédé dit à cuisson légère (浅煎).
Cette cuisson maîtrisée donne naissance à une matière :
- mate et micro-grainée,
- dense mais non vitrifiée,
- à la porosité fine et contrôlée,
- offrant une excellente stabilité thermique sans brutalité.
La finition lasurée mate, aux nuances de bleu-gris profond bordé de reflets olive, évoque la palette végétale des thés verts japonais — de la feuille fraîche au thé infusé.
Chaque pièce présente de légères variations, signe d’un travail artisanal assumé.
Forme et ergonomie
La théière adopte une forme plate à large ouverture évasée, pensée pour maximiser la surface de contact entre l’eau et les feuilles :
- idéale pour des dosages généreux,
- parfaitement adaptée aux rapports thé > eau,
- particulièrement pertinente pour les thés japonais de haute qualité.
La poignée latérale très légèrement inclinée, le bec fin et précis et le couvercle parfaitement ajusté assurent une prise en main fluide, un service net et un contrôle optimal du débit.



















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