Thé Brun Grillé ‘Hōjicha’ du Japon 「Retour Au Foyer」 (50g)

12,00

Un très bel Hōjicha (thé grillé) issu d’une récolte tardive de Printemps. Il est produit à Wazuka, dans la Préfecture de Kyōto.

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Les collines de Wazuka-chō, petit bourg situé non loin de Kyōtō sont mondialement réputées pour les thés de qualité qu’on y produit. Un paysage verdoyant tendant les bras à ceux qui voyagent dans le Kansaï…

Si vous vous aventurez à demander à un japonais quelle sont les odeurs lui remémorant le plus sa terre natale, l’une d’entre elles revient souvent : celle du Hōjicha (焙じ茶),  le thé grillé du Japon.

Chaque année, les marchands de thé font griller du thé frais dans leur boutique et les vapeurs qui en émanent envahissent les rues alentours pour un instant d’apaisement. Les japonais appellent ce parfum reconnaissable entre mille hika (火香), littéralement : parfum de feu.

Ce Hōjicha-ci, de très belle facture, a été intégralement réalisé à partir de brindilles et de feuilles isues d’une première récolte, mais réalisée plus tardivement qu’à l’acoutumée, juste avant celle des Sencha d’Été. C’est ce qu’on appelle le moment du kari-naoshi  (刈り直し), entre Printemps & Été : la seconde coupe. C’est à cette occasion qu’on récupère la matière première nécessaire à l’obtention de ce Hōjicha très spécifique : le Yanagi Bancha (やなぎ番茶). Avoir attendu ainsi une certaine maturité des feuilles est un choix délibéré de la part de Ui-san, la productrice, car cela garantie de la douceur et de l’équilibre mais également moins de caféine. Il en résulte un breuvage moins caractériel que sur un véritable thé de Printemps. Pour finir, il sera alors fortement torréfié.

Un thé très gourmand, aux notes boisées et aux évocations de gâteaux et pâtissseries tels que le brownie ou encore le clafouti.

 

Identithé

Famille : Thé Brun Grillé (base thé vert)

Terroir : Wazuka-chō (和束町), Préfecture de Kyōto, Japon 🇯🇵

Appellation locale : Ichiban-hōjicha (一番焙じ茶)

Récolte : Août 2020

Productrice : Ui-san

Type : Origine unique ou Single (1 seul cultivar, 1 seul jardin)

Cultivar : Yabukita

Type de culture : Ordinaire

 

Conditionnement

Poche ‘Doypack’ d’un blanc mat évoquant la neige, avec revêtement intérieur étanche, remplie de 50 g de thé. Elle est munie d’une fermeture clips fraîcheur et décorée d’un bandeau de papier précieux de couleur orange découpé et imprimé manuellement, pièce par pièce.

 

Suggestions d'infusion

Vous avez dit Thé Brun ?

Derrière le terme「Thé Brun」Curiousitea fait référence à une famille de thé tout à fait à part : les thés aux notes pyrogénées (aussi appelées empyreumatiques par les sommeliers). Qu’ils soient grillés ou fumés, ces thés inclassables doivent leurs notes aromatiques particulières à des processus intervenant la plupart du temps en fin de production par l’action directe d’une flamme.

À l’origine, c’est le quiproquo latent maintes fois vécu lorsqu’on commande un thé noir et qu’on peut se voir offrir un Lapsang Souchong (thé fumé de Chine) ou lorsqu’on demande un thé vert et que l’on nous apporte un Hōjicha (thé grillé japonais) qui a motivé cette idée de regrouper et qualifier ces types de thé. Ce terme que nous proposons cherche à répondre à un véritable besoin de clarification quant à la classification de ces types de thés tout à fait particuliers.

À notre sens, un thé aussi profondément transformé par l’usage direct de flammes ne peut plus être rattaché à sa famille d’origine de façon cohérente car le produit alors obtenu est définitivement altéré et n’est plus conforme à l’idée que l’on se fait d’un thé noir ou d’un thé vert, par exemple.

Il est cependant intéressant voire nécessaire de préciser à chaque fois quelle base de thé a été utilisée pour obtenir ce résultat.

Enfin, on distinguera de façon nette et précise les thés bruns fumés des thés bruns grillés qui sont deux facettes très différentes, comme le sont les thés étuvés du Japon et les thés rôtis de Chine au sein de la famille des thés verts.

Variété ? Cultivar ?

Camellia Sinensis est le nom de la variété botanique de camélia que l’on nomme dans le langage courant : le théier. De cette souche première se sont développés des variantes locales, adaptées à leur environnement. Il en existe deux majoritaires pleinement consacrées à la fabrication de thé : Camellia Sinensis Sinensis (prospérant largement en Chine et dans beaucoup d’autres pays) et Camellia Sinensis Assamica (majoritaire en Inde, sauf au Darjeeling). Plus rarement, d’autres variétés botaniques de camélias peuvent également être utilisées (Camellia Taliensis en est un exemple).

Un cultivar ou cultivated variety, (hinshu 品種 en japonais) est quant à lui le résultat d’un ensemble d’actions réalisées par l’Homme. Il est donc important de différencier cette notion de celle de la variété botanique naturelle. On obtient un cultivar à la suite de travaux de recherches et d’expérimentations de culture. On repère d’abord un individu premier provenant d’une graine que l’on va sélectionner pour ses caractéristiques propres et/ou pour les propriétés qu’il a pu développer en interagissant avec son environnement. Puis, on cherche à le reproduire.

La plupart du temps au Japon, on prélève alors de cet individu premier une branche pour ensuite la mettre en terre, on appelle cela le bouturage. Lorsque cette bouture tient et que les essais sont concluants, on peut alors poursuivre l’opération jusqu’à obtenir plusieurs clones qui seront alors tous identiques génétiquement au spécimen de départ.

Le produit de ces nombreuses opérations peut alors être enregistré comme cultivar, c’est-à-dire comme une nouvelle « variante », ici de théier, reproduite et cultivée de la main de l’homme. Pour autant, il ne s’agit pas de manipulation génétique à proprement parlé puisqu’on ne fait que sélectionner et reproduire des gènes conférés par les hasards et influences issues de la nature elle-même. Le but des cultivars au sein de la culture du thé est de forger ainsi une population d’arbres homogènes intéressants soit pour leurs propriétés organoleptiques (leur goût, leurs saveurs), soit pour leurs composés biochimiques et les bénéfices pour la santé qu’on pourrait en tirer, soit encore pour leur résistance (au gel, aux insectes) ou pour leur rapidité de croissance (hâtif ou tardif). Un cultivar « idéal » serait donc un arbre rassemblant plus ou moins toutes ces caractéristiques afin de former un certain équilibre.

Le concept du cultivar est proche de celui des cépages, le terme utilisé en œnologie qui correspond aux variantes enregistrées et reproduites chez la vigne cultivée.

À propos de Yabukita…

Yabukita (やぶきた) est le cultivar le plus répandu au Japon. À titre d’exemple, il représentait à lui seul plus de 70% des cultures de thé sur l’archipel  déjà en 2010. À Shizuoka, là où il a été conçu, il représentait 90% de la production la même année. Bien que les premiers essais aient été conduits par Sugiyama Hikosaburō dès 1908, Yabukita (de yabu 藪, buisson et kita 北 , le nord) ne sera officielement enregistré qu’en 1953. Ses excellentes capacités d’adaptation dans des conditions de culture parfois difficiles (face aux coups de chaud et au gel par exemple) et son très bon rendement ont convaincu les japonais de le répendre très largement. De plus, sa saveur prononcée et caractéristique, notamment lorsqu’il est travaillé en Sencha, est aujourd’hui devenu le goût signature de la plupart des thés japonais et a gagné ainsi tous les continents.

Des théiers Yabukita à Okabe-chō

Notes de dégustation

À venir…

Accords Thés & Mets

À venir…

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