Kuki Hōjicha ‘Organic’ du Japon 「Retour au Foyer」- Récolte 2021

5,009,50

Thé brun chaleureux fait de tiges de théier tendrement torréfiées, aux notes gourmandes, boisées et empyreumatiques.

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L’image d’un feu réconfortant, ronflant doucement dans la cheminée, lorsqu’on rentre au foyer, après une longue journée, voilà ce que ce sourcing a voulu exprimer… 

Si vous vous aventurez à demander à un japonais quelle sont les odeurs lui remémorant le plus sa terre natale, son foyer, l’une d’entre elles revient souvent : celle du Hōjicha (焙じ茶),  le thé grillé du Japon. Les japonais appellent ce parfum reconnaissable entre mille hika (火香), littéralement : parfum de feu.

Chez Curiousitea, nous préférons les thés torréfiés réalisés avec une dominante de tiges car on leur trouve une saveur plus noble et plus équilibrée. Ce Hōjicha-ci, de très belle facture, a été exclusivement réalisé à partir de brindilles et de tiges de théier.  Par ailleurs, il a été, à notre demande,  raisonnablement torréfié pour garder une saveur de bois frais et davantage de subtilités dans les arômes, à la frontière entre thé vert et thé brun.

La palette aromatique variée faite des registres gourmand, boisé et empyreumatique se déploient en bouche avec volupté. Caramel, bois chaud, noisette, gâteau… sont autant d’évocations qui nous viennent tout au long de la dégustation.

Le bois de théier contenant moins de caféine que les feuilles, ce thé se prête davantage à une dégustation tardive dans la journée, notamment lorsque celui-ci est ainsi torréfié. Parfait pour accompagner un dîner à l’heure des japonais (entre 18 & 19h), lorsqu’on rentre au foyer… Mais aussi, pourquoi pas, lors d’un goûter !

Informations complémentaires

Poids ND
Poids net

25, 50, 100

Identithé

🎨 Famille : Thé Brun obtenu par torréfaction, issu de thé vert (torréfaction moyenne)

🗾 Terroir : Takaoka-shi (高岡市), Département de Miyazaki, Île de Kyūshū, Japon 🇯🇵

💬 Appellation locale : Kuki-Hōjicha (茎焙じ茶)

🤏 Récolte : Mai 2021 (1ère Récolte, ichibancha一番茶)

❓ TypeSingle (1 seul cultivar)

🌱 Cultivar Yabukita

👨‍🌾 Producteur : KŌRA Takeshi

🔥 Torréfaction finale (hi-ire 火入れ) : Légère

🚜 Type de culture : ‘Organic’, certifié localement (certification japonaise disponible sur demande)

Variété ? Cultivar ?

Camellia Sinensis est le nom de la variété botanique de camélia que l’on nomme dans le langage courant : le théier. De cette souche première se sont développés des variantes locales, adaptées à leur environnement. Il en existe deux majoritaires pleinement consacrées à la fabrication de thé : Camellia Sinensis Sinensis (prospérant largement en Chine et dans beaucoup d’autres pays) et Camellia Sinensis Assamica (majoritaire en Inde, sauf au Darjeeling). Plus rarement, d’autres variétés botaniques de camélias peuvent également être utilisées (Camellia Taliensis en est un exemple), notamment dans le cadre d’hybridations avec Camellia Sinensis.

Un cultivar ou cultivated variety, (hinshu 品種 en japonais) est quant à lui le résultat d’un ensemble d’actions réalisées par l’Homme. Il est donc important de différencier cette notion de celle de la variété botanique naturelle. On obtient un cultivar à la suite de travaux de recherches et d’expérimentations de culture. On repère d’abord un individu premier provenant d’une graine que l’on va sélectionner pour ses caractéristiques propres et/ou pour les propriétés qu’il a pu développer en interagissant avec son environnement. Puis, on cherche à le reproduire.

La plupart du temps au Japon, on prélève alors de cet individu premier une branche pour ensuite la mettre en terre, on appelle cela le bouturage. Lorsque cette bouture tient et que les essais sont concluants, on peut alors poursuivre l’opération jusqu’à obtenir plusieurs clones qui seront alors tous identiques génétiquement au spécimen de départ.

Le produit de ces nombreuses opérations peut alors être enregistré comme cultivar, c’est-à-dire comme une nouvelle « variante », ici de théier, reproduite et cultivée de la main de l’homme. Pour autant, il ne s’agit pas de manipulation génétique à proprement parlé puisqu’on ne fait que sélectionner et reproduire des gènes conférés par les hasards et influences issues de la nature elle-même. Le but des cultivars au sein de la culture du thé est de forger ainsi une population d’arbres homogènes intéressants soit pour leurs propriétés organoleptiques (leur goût, leurs saveurs), soit pour leurs composés biochimiques et les bénéfices pour la santé qu’on pourrait en tirer, soit encore pour leur résistance (au gel, aux insectes) ou pour leur rapidité de croissance (hâtif ou tardif). Un cultivar « idéal » serait donc un arbre rassemblant plus ou moins toutes ces caractéristiques afin de former un certain équilibre.

Le concept du cultivar est proche de celui des cépages, le terme utilisé en œnologie qui correspond aux variantes enregistrées et reproduites chez la vigne cultivée.

À propos de Yabukita…

Yabukita (やぶきた) est le cultivar le plus répandu au Japon. À titre d’exemple, il représentait à lui seul plus de 70% des cultures de thé sur l’archipel  déjà en 2010. À Shizuoka, là où il a été conçu, il représentait 90% de la production la même année. Bien que les premiers essais aient été conduits par Sugiyama Hikosaburō dès 1908, Yabukita (de yabu 藪, buisson et kita 北 , le nord) ne sera officiellement enregistré qu’en 1953. Ses excellentes capacités d’adaptation dans des conditions de culture parfois difficiles (face aux coups de chaud et au gel par exemple) et son très bon rendement ont convaincu les japonais de le répendre très largement. De plus, sa saveur prononcée et caractéristique, notamment lorsqu’il est travaillé en Sencha, est aujourd’hui devenu le goût signature de la plupart des thés japonais. Les thés réalisés à partir de ce cultivar ont gagnés peu à peu tous les continents.

Des théiers Yabukita à Okabe-chō

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